vendredi 15 août 2014

perfect combo


___Mystérieusement, mon Grand-Père, c'est à la fois l’archétype du grand père et une pièce incroyablement unique. Taille de géant me semblait-il, barbe poivre sel, crâne dégarni, chaussé de ses charentaises en cuir qui semblent avoir traversées les âges, éternelles. Celui qui aime sa montagne, sa tranquille solitude. Celui dont la voix, grave, vous convainc marmot de rester à table sans sourciller et résonne encore lorsque vous êtes plus grand, doux frisson du respect immuable. Celui dont, adulte presque, vous admirez profondément la culture générale en bêton armé et les références pointues. Celui dont la réserve, malgré son étanchéité, laisse palpable la tendresse du papy.
J'ai compris que j'avais grandi quand j'ai compris mon Grand-Père.



___9 mois, plusieurs messages de lecteurs, cap des 20000 visites franchi et compliment si j'ose dire admiratif du grand homme, père de mon père, à propos de mon écriture dans ce blog, additionnés à une longue douche matinale un jeudi d’août (durant laquelle plus de réflexions ne s’entrechoquèrent dans mon crâne que de gouttes d'eau sur mon front) aboutirent à la dévorante envie de vous ré-écrire.


___9 mois, donc. Et pas des moindres... J'ai des tas de choses à partager avec vous, je frétille d'impatience... Vague d’excitation extrême, wouhou ! Mais ne sautons pas de joie trop vite, l'année scolaire qui débute pour moi dans une vingtaine de jours s'annonce corsée (cela semblerait d'ailleurs s'intensifier d'année en année, si je suis mes idées actuelles...) et je me suis déjà engagée pour diverses projets dont je vous parlerais probablement plus tard. Le rythme de publication sera probablement moins intense que celui de l'année dernière, c'est pour cela que je mets à votre disposition une NEWSLETTER (hip hip hip ! on fait trois fois la roue devant son ordi là !) afin de vous tenir au courant des articles fraîchement parus. Envoyez-moi un mail à l'adresse Newsletter-SeedsOfLou@hotmail.com, je vous ajouterai ainsi dans le carnet d'adresse et vous recevrez toutes les news du blog !



___Je suis tellement excitée à l'idée de reprendre, ne serait-ce que pour quelques mois, cette jolie aventure avec vous ! Pour l'instant, je file dans le sud profiter des quelques jours de vacances qu'il me reste, mais j'emporte avec moi of course mon petit carnet de notes sur lequel fleurissent (et fleurirons encore) les prochains articles à paraître.

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Blogueusement et éternellement vôtre,
Lou.


mercredi 20 novembre 2013

Clarus Mabret

_____Bonjour,
_____C'est une très jolie histoire que nous avons vécu ensemble avec le blog, et j'ai décidé de prendre une pause quant à sa rédaction. Je ne pense pas que ce soit un livre qui se ferme, je vous réécrirai peut-être plus tard (dans quelques mois ou quelques années) ou publierai peut-être des photos ou des textes de temps en temps... Disons simplement que c'est un chapitre qui touche à sa fin. _____J'ai fait ce choix car je ne vous trouve plus si réactif qu'avant, je ne reçois plus (ou presque plus) vos avis, je n'ai eu presque aucun commentaire depuis septembre, et d'après moi, les articles n'ont qu'une seule et unique raison d'être : l'échange. Échange qui n'a donc plus lieu depuis un moment déjà...
_____Le blog me prenait beaucoup de temps par semaine -un article demande plusieurs heures avant d'être publié- et le temps est précieux quand on est étudiant... J'ai un autre projet personnel (un peu plus personnel cette fois n'est-ce pas? ;)) qui est d'écrire... Je m'arrête donc de taper, mais je continuerai d'écrire.
_____J'espère que vous aurez vécu de jolis moments en me lisant, on se retrouvera peut-être plus tard... Peut-être ailleurs...

Tendrement,
Lou.

samedi 16 novembre 2013

Proust, mon amour

_____Good morning,


_____Vous avez été nombreux à me répondre par mail, texto, ou même sur facebook, mais je n'ai reçu qu'un commentaire de votre part, alors que vous avez été presque 200 à lire l'article... Je dois avouer que j'ai été un peu déçue par votre manque de participation, compte tenu de l'implication que je porte chaque semaine à vous écrire. C'est en partie pour cela que je n'ai rien publié mercredi dernier. Malgré tout, certains ont joué le jeu (merci !) et je leur dois une pitite recette, alors...

_____La pâtisserie que vous deviez trouver est la MADELEINE, et plus précisément la madeleine de Proust ! Dans son œuvre A la Recherche du Temps Perdu, la mère du narrateur apporte à ce dernier, afin de le réchauffer, une tasse de thé et une madeleine. Le goût de cette pâtisserie trempée dans le thé le bouleversera, et après avoir remis ces idées en place, le souvenir des dimanches après-midi passés avec sa tante, qui lui faisait justement gouter des morceaux de madeleine imprégnés de thé, le revint et plus encore, le narrateur le revécu.

_____Voici donc, specially 4 you, une recette inédite et facile de madeleine qui feront fondre tous ceux qui auront le privilège de les gouter !
- Préchauffer votre four à 180°.
- Battez 3 oeufs et 150 grammes de sucre en poudre jusqu'à ce que le tout blanchisse.
- Ajoutez-y 150 grammes de farine, un voile de sel, un demi sachet de levure, un sachet entier cette fois de sucre vanillé, 125 grammes de beurre fondu, et 70 grammes de poudre d'amandes (+une cuillère à café de miel pour les très gourmands !) 
- Beurrez les moules, sauf si ce sont des moules en silicones, et remplissez-les à moitié (les madeleines, ça gonfle !) 
- Enfournez jusqu’à ce que vos petits trésors soient dorés, soit environs une bonne grosse dizaine de minutes.
- Laissez refroidir avant de démouler.

Voilouuuu, bonne dégustation !


non, ce n'est pas un coquillage !

à bientôt,
Lou.

mercredi 6 novembre 2013

happy birthday + un défi à relever pour vous !

 _____Ladys and Gentlemen,

_____Demain, nous fêterons les 100 ans de la naissance d'Albert Camus (ahhh cet homme... nombreux sont mes proches qui savent Ô combien il me fascine et combien je l'idolâtre). Compte tenu de l'adoration que j'ai pour lui et vu l'importance de l’événement, il m'est impossible de faire comme ci de rien n'était et éviter le sujet sous prétexte que je me dois de vous écrire des articles les plus diverses possible. Alors, OUI, je sais, je parle pas mal de littérature ces derniers temps, mais l'admiratrice de Camus que je suis ne peut s'empêcher d'en dire quelques mots... Malgré tout, je ne voudrai pas perdre mes chers lecteurs, et en y réfléchissant bien, j'ai trouvé un compromis... roulement de tambours

_____
Je sais qu'il y a beaucoup de petits gourmands qui se baladent sur le blog, et aujourd'hui j'ai pensé à vous ; cette devinette est pour vous, ainsi que pour les férus de lecture, mais aussi pour les gens ayant un soupçon de culture et ceux qui aiment les défis. Je suis sûre que vous vous identifiez au moins à l'un d'entre eux ;) ALLEZ, on fait chauffer les cerveaux !


 Pâtisserie + littérature = ?

Indice : la pâtisserie que vous devez trouver symbolise dans notre langage courant les souvenirs invoqués par les sens (quand elle est associée à l'auteur qui en parle), et cet auteur la déguste, dans son récit, avec du thé.

_____Résolvez l'énigme, trouvez le résultat du petit calcul ci-dessus et la semaine prochaine (ou avant si vous êtes malins et rapides !), je publierai la recette du doux mêt que vous devez trouver, héhé.



 
Je compte sur vous, j'attends vos commentaires !!! Proposez tout ce qui vous passe par la tête, vous pourriez trouver la solution par un heureux hasard, qui sait !
Et peut-être que les gagnants auront une petite surprise... ;)


A vos marques... Prêt... COMMENTEZ !
Lou.




 Camus, hors-série Le Monde, exemplaire du Premier-Homme -son roman autobiographique- , calepin couvert d'une illustration de l’Étranger, et quelques notes.

jeudi 31 octobre 2013

délicatesse glacée

_____Il suffit parfois d'un rien pour chambouler une tonne de choses. Un changement d'heure, un simple changement d'heure et voilà un monde qui fond dans l'oubli pour un autre : l'été qui s'éclipse pour laisser place à l'hiver (oui, car d'après moi il n'y a pas d'automne, juste un été puis un hiver parce que je ne sens aucune différence entre un octobre et un janvier). La ville s'enveloppe d'un doux air frais qui pique le nez à ceux qui osent s'y aventurer, ceux-ci éprouvant alors le besoin de s'envelopper à leur tour dans toutes sortes de laines, encore habitués aux chaleurs estivales. 
_____Cela m'a frappée tout à fait à deux reprises. La première hier soir, lorsque je me suis rendue chez mon amour habitant dans une maison voisine à la mienne. Il n'était pas plus tard que vingt heure. J'ai caressé de mes bottes en cuir les pavés de la rue déserte déjà, et sombre mais éclairée de temps à autres de lampadaires suspendus par des fils relayant deux échoppes se faisant face. Mais, à peine avais-je sorti le bout de mon nez qu'une odeur, certainement la plus délectable et agréable qui soit, le parfum que je préfère entre tous, a envahi mes narines. C'était le délicat arôme de la ville qui s'endort presque pendant que le soleil d'hiver s'abandonne, lui aussi, à un sommeil lourd et profond. Pendant tout mon voyage, je me suis délectée de cette effluve si singulière et pourtant présente chaque fin de mois d'octobre, puis me suis questionnée à son sujet. Était-ce l'odeur du bois qui brulait dans les cheminées, les mets préparés dans les demeures bordant la rue ?
_____Cette modification absolue de manière de vivre m'a également percutée aujourd'hui. Une assommante flemmardise m'a envahie durant la journée entière, et je me suis laissée emporter par les délices d'un jour de vacances dont la fraicheur était trop intense pour la marmotte que je suis. J'ai passé des heures à dévorer un savoureux et splendide roman de Camus sous la couette, dans une chambre dont le saxophone de Miles Davis s'était emparée, éclairée par de simples bougies ci et là, mon petit corps fébrile encore tout endormi ne réclamant que de grands bols de café au lait surplombés de tendre mousse blanche, ainsi que la tendresse du lit.
C'est certainement à cause de cette journée de lecture que j'ai eu envie de vous écrire quelque chose de plus appliqué que d'ordinaire. Et c'est certainement à cause de tant de bouleversements que je ne vous ai pas écrit hier mais que je me suis attachée à le faire ce soir.

Merci d'avoir lu,
Lou.